Samedi 24 mai 2008

L'été arrive, et comme chaque année, des mesures vont être prises contre le gaspillage de l'eau en période de fortes chaleurs. Nul doute également que la chasse aux pyromanes va pouvoir commencer.

Mais savez vous que,
déjà sous l'Empire, la France connaissait le même problème ?

Preuve à l'appui, une lettre de l'Empereur Napoléon au Préfet du Var:

"Suite aux nombreux incendies qui dévastent votre département, et qui mettent en péril la forêt et l'industrie de la charpenterie de notre marine de Toulon, je vous donne ordre de faire fusiller immédiatement et sur les lieux du sinistre tout individu qui aura été convaincu de l'avoir allumé."

De même, on pouvait lire, sur le Moniteur du 20 mai 1808, un article de la
Préfecture de police de la capitale:

"A compter de ce jour, et pendant tout le temps que dureront les chaleurs, les habitants de Paris arroseront à dix heures du matin et à deux heures de l'après-midi, la partie de la voie publique, au devant de leurs maisons, boutiques, jardins et autres emplacements en dépendant ; ils feront écouler les eaux de ruisseaux, pour éviter leur stagnation. Il est défendu de se servir de l'eau stagnante des ruisseaux pour l'arrosement. Les sonneurs pour le balayage parcourront, aux heures ci-dessus indiquées, les rues de la division à laquelle ils sont attachés, pour avertir les habitants d'arroser. Les commissaires de police dresseront des procès-verbaux des contraventions et feront faire l'arrosement aux frais des contrevenants, qui seront en outre poursuivis conformément aux lois."

Par Nicolas - Publié dans : Il y a 200 ans
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Jeudi 22 mai 2008

Le 17 mars 1808, Napoléon créait le baccalauréat.

La promo 2008 sera donc celle du bicentenaire, mais les lycéens le savent-ils vraiment ?

L'épreuve se déroulait à sa création à l'oral et surtout en grande partie en latin. Lors de sa première session, en 1809, seuls 30 candidats sont reçus (bien loin des 83,3% de réussite en 2007), après s'être soumis à trois quarts d'heure d'épreuve orale en latin, grec, français et philosophie, conduite par des professeurs d'université.

Décret de 1808 portant sur "l'organisation de l'Université impériale de France":
http://www.napoleonica.org/gerandopdf/GER01115.pdf

De la part d'un étudiant ayant obtenu son Bac ES en 2007.

Par Nicolas - Publié dans : Il y a 200 ans
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Mercredi 21 mai 2008

L'action se passe la veille de la bataille de Leipzig. Marbot, accompagné d'une vingtaine de ses hommes, reçoit pour mission d'aller en pleine nuit sur une petite butte au centre du futur champ de bataille (appelée la Redoute Suédoise), afin d'y observer les troupes ennemies situées de l'autre côté de cette butte.
Le ciel est parfaitement dégagée ce soir là, Marbot ainsi que ses hommes à cheval s'y rendent, et, ne trouvant personne se mettent à observer les positions russo-prussiennes, puis se postent sur un versant de la redoute, et attendent. De longues minutes. Ils sont sur le point de partir lorsque soudain un bruit sourd de chevaux galopant se fit entendre, et se rapprochant en direction de la butte. Marbot eut tout de suite le réflexe de donner l'ordre à ses hommes de se tenir prêts à intervenir, au cas où, afin de faire des prisonniers.
Le cortège de cavaliers ennemis arriva alors sur la Redoute, et les voix de soldats prussiens et russes se firent entendre (ils étaient au nombre de trois). L'un d'eux, observant les positions françaises, crut bon d'aller avertir le tsar et le roi de prusse de l'excellente position d'observation qu'ils venaient d'ateindre.
Ces hommes quittèrent la butte, de longues minutes se firent attendre, et au moment ou Marbot et les siens allaient partir, un cortège constitué d'une voiture et de plusieurs cavaliers arriva sur la redoute. De la voiture descendirent plusieurs personnes, qui se mirent à étudier avec précision les défenses françaises.
A ce moment la, malgré l'obscurité qui empêche de distinguer correctement les personnes, Marbot comprend que lui et ses hommes sont en supériorité numérique par rapport à l'escorte présente sur la Redoute, et se décide à intervenir afin de faire prisonnier les "mystérieux occupants de la voiture, des "officiers", doit-il penser. Ses hommes, fusils au bras, entourent l'ensemble de la position, et sont prêts à fondre sur l'ennemi. L'instant est critique, la tension à son comble, Marbot va donner l'ordre de l'assault, a déjà sorti son épée, lorsque malencontreusement l'un de ses soldats, trop intrépide, laisse par mégarde tomber son sabre sur le sol rocailleux. Croyant être repéré par l'ennemi, il décide à faire feu sans avoir recu l'ordre, et blesse l'un de ses opposants. L'effet de surprise est gâché, les cavaliers russo-prusses ont le temps de remonter sur leurs chevaux, la voiture avec ses mystérieux occupants repart vers les positions alliées, et dans la confusion de l'assault deux soldats ennemis sont finalement arrêtés.
Marbot décide de les ramener au campement français afin de les interroger, pensant apprendre plus de l'identité des hommes se trouvant dans la voiture. Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre le lendemain matin de la bouche d'un des cavaliers que parmi le cortège présent la veille sur la Redoute Suédoise se trouvaient tout simplement le Roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et le tsar Alexandre!!!!!...

Source: Mémoires du général baron de Marbot

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes
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Mercredi 21 mai 2008
"Sur les bords de la Bérézina par 28 degrés de froid. Fatigué de la marche, je m’étais assis sur un tronc d’arbre, à côté d’un beau canonnier récemment blessé. Deux officiers de santé vinrent à passer; je les priai de visiter sa blessure. Au premier aperçu, il dirent Il faut faire l’amputation du bras. Je demandai alors au canonnier s’il serait disposé à la supporter. Tout ce qu’on voudra, répondit-il fièrement. Mais dirent les officiers de santé, nous ne sommes que deux; il faudrait, M. le général, pour opérer cet homme, que vous eussiez la bonté de nous aider. Et voyant que leur proposition me souriait fort peu, ils se hâtèrent d’ajouter qu’il suffirait que je permisse au canonnier de s’appuyer sur mon dos pendant l’opération, que je ne verrais pas. Alors, j’y consentis; je me mis en posture, et je crois que cela me parut plus long qu’au patient lui-même. Les officiers de santé ouvrirent leur giberne ; le canonnier ne proféra ni une parole, ni un soupir; je n’entendis un moment que le petit bruit de la scie, et, peu de secondes ou de minutes après, il me dirent: C’est fini ! Nous regrettons de n’avoir pas un peu de vin à lui donner à boire pour le remettre de l’émotion. Il me restait une demi-fiole de malaga, que je ménageais en n’y touchant de loin en loin, que goutte à goutte. Je la présentai à l’amputé, qui était pâle et silencieux. Ces yeux aussitôt s’animèrent, et, tout d’un trait, il me la rendit complètement vide. Puis en me disant: J’ai encore loin d’ici à Carcassonne, il partit d’un pas ferme que j’aurais eu peine à suivre."

Source: "Mémoires du général Lejeune"
Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes
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Mercredi 21 mai 2008

"Après les fastes du couronnement de Sa Majesté comme Roi d'Italie, l'Empereur et l'Impératrice restèrent plus d'un mois à Milan et j'eus avec eux, tout le plaisir de visiter cette belle capitale de la Lombardie.
Je n'entrerai dans aucun détail sur le couronnement, ce fut à peu près la répétition de ce qui s'était passé à Paris quelques mois auparavant.
Ce ne fut pendant leur séjour qu´un enchaînement continuel de fêtes et de plaisirs et il semblait que l´Empereur lui seul eût quelques temps à donner au travail.
L'Empereur et l´Impératrice allèrent un jour déjeuner incognito aux environs de Milan, dans une petite île de l'Olona; en s'y promenant, l'Empereur rencontra une pauvre femme dont la chaumière était toute voisine du lieu où avait été dressée la table de Leurs Majestés, et il lui adressa nombre de questions.
"Monsieur, répondit la brave femme qui ne l'avait point reconnu, je suis très pauvre et mère de trois enfants que j'ai bien de la peine à élever, parce que mon mari qui est journalier, n'a pas toujours de l'ouvrage."
- "Combien vous faudrait-il, reprit Sa Majesté, pour être parfaitement heureuse ?"
- "Oh ! Monsieur, il me faudrait beaucoup d'argent."
- "Mais encore, ma bonne, combien vous faudrait-il ?"
- "Ah ! Monsieur, à moins que nous n´ayons vingt louis, nous ne serons jamais au-dessus de nos affaires; mais quelle apparence que ayons jamais vingt louis !"
L´Empereur lui fit donner sur-le-champ une somme de ...trois mille francs en or, et il m'ordonna de défaire les rouleaux et de jeter le tout dans le tablier de la bonne femme. Celle-ci à la vue d'une si grande quantité d'or, pâlit, chancelle, et je la vois près de s´évanouir.
- "Ah ! C'est trop Monsieur, c'est vraiment trop. Pourtant vous ne voudriez pas vous jouer d´une pauvre femme..."
L'Empereur la rassura et sans se révéler, il lui dit que tout était bien pour elle, et qu´avec cet argent elle pourrait acheter un petit champ, un troupeau de chèvres, et faire bien élever ses enfants.
Sa Majesté ne se fit point connaître; car elle aimait en répandant ses bienfaits, à garder l'incognito."

Source: "Mémoires de Constant"

 

Par Nicolas - Publié dans : Anecdotes
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Mardi 20 mai 2008

Ayant reçu ce matin un mail de la Fondation Napoléon, je ne peux m'empecher d'y publier ici un extrait présentant la nouvelle revue de la fondation.




LE MOT DU PRESIDENT

 
Nous sommes très heureux de vous annoncer la sortie de Napoleonica. La Revue, une revue d'histoire internationale et pluridisciplinaire, éditée par la Fondation Napoléon.

C'est après avoir constaté que la recherche napoléonienne manquait de tribunes pour accueillir les travaux des chercheurs, universitaires ou non, que nous avons décidé, il y a un an, de nous lancer dans cette nouvelle aventure éditoriale sur internet.
 
Nous vous souhaitons bonne lecture sur Napoleonica. La Revue, que nous espérons être source de connaissances et de débats historiques passionnants.
 
Victor-André Masséna
Président de la Fondation Napoléon
 
 
EDITO
Vous constaterez que le premier numéro de Napoleonica. La Revue est riche et varié, répondant bien à l'ambition que nous nous sommes fixée : nous publions pas moins de sept articles et une exceptionnelle bibliographie. L'ensemble de ce premier numéro représente environ 450 pages.
 
J'ajoute que cette revue bénéficie du concours de grands spécialistes internationaux, ce qui garantit la qualité de ce que nous publierons.
Le Centre National du Livre nous a en outre fait l'honneur d'une aide à la création.
 
J'espère qu'il vous sera possible de souscrire un abonnement que nous avons voulu d'un montant raisonnable (60 euros pour une année, 7 euros par article), compte tenu des volumes que nous publierons.
 
Je vous souhaite la bienvenue sur Napoleonica. La Revue !
 
Thierry Lentz
Directeur de la Fondation Napoléon


DEVELOPPER LA RECHERCHE ET LA CONNAISSANCE DE L'HISTOIRE DES DEUX EMPIRES
Napoleonica. La Revue [
www.napoleonicalarevue.org ] est une revue en ligne destinée à développer la recherche sur l'histoire des deux empires français.
Elle se positionne comme une revue scientifique, pluridisciplinaire et internationale.
 
L'histoire « napoléonienne » a longtemps souffert du désintérêt de l'université qui a laissé la place à des études d'écrivains d'histoire et de passionnés. Dès lors, de larges champs de recherche et de réflexion sont restés en friche.
Napoleonica. La Revue entend combler progressivement ce manque, au même titre que la politique d'éditions de sources et d'organisation de rencontres et de colloque de la Fondation Napoléon.
 
Napoleonica. La Revue ne se fixe aucun interdit quant aux matières abordées : histoire générale, littéraire, sociale, économique, financière, institutionnelle, administrative, militaire, diplomatique, des arts, etc.
Elle ne sera pas gallo-centrée et nous inviterons les historiens étrangers à publier, y compris bien sûr sur leur pays.
Le caractère international de Napoleonica. La Revue sera garanti par la composition du Comité scientifique, la publication en français ou en anglais des articles et comptes rendus, les sujets eux-mêmes.
 
Outre la partie comptes rendus d'ouvrages et d'événements, Napoleonica. La Revue sera organisée autour de rubriques récurrentes : personnalités des deux Empires, histoire de l'art, histoire du droit et des institutions, histoire sociale, économique et financière, diplomatie, etc.
Nous développerons aussi quelques rubriques plus originales dans le but d'offrir un service aux chercheurs, notamment des bibliographies, les grands articles du passé devenus introuvables, des documents inédits, etc.

 
UN PRESTIGIEUX COMITE SCIENTIFIQUE
 
Le directeur de la publication de Napoleonica. La Revue est Victor-André Masséna, président de la Fondation Napoléon. Il sera assisté d'un rédacteur en chef, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, et de deux secrétaires de rédaction, Irène Delage, chef du service documentation de la Fondation Napoléon, et Peter Hicks, responsable des relations internationales de la Fondation Napoléon.
 
Les contenus seront définis par un comité scientifique présidé par Patrice Gueniffey, directeur d'études à l'EHESS, directeur du Centre Raymond Aron, et composé de :
- Éric Anceau, maître de conférences à l'Université de Paris IV-Sorbonne (France)
- Rafe Blaufarb, professeur à l'Université d'État de Floride, directeur de l'Institut d'études de la Révolution française et du Premier Empire à la FSU de Talahassee (USA)
- Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, président de l'Institut Napoléon (France)
- Pierre Branda, historien de l'économie et des finances (France)
- Steven Englund, Distinguished NYU Professor at the American University of Paris (USA)
- Jacques Garnier, administrateur de l'Institut Napoléon, historien militaire (France)
- Sudhir Hazareesingh, professeur à l'Université d'Oxford (Royaume-Uni)
- Annie Jourdan, professeur à l'Université d'Amsterdam (Pays-Bas)
- Luigi Mascilli Migliorini, professeur à l'Institut Oriental de Naples (Italie)
- Alain Pougetoux, conservateur du patrimoine, Musée National de Malmaison (France)
- Volker Sellin, professeur à l'Université de Heidelberg (Allemagne)
- Emmanuel de Waresquiel, directeur d'études à l'EPHE (France)


 

Au sommaire de la première édition, nous devrions trouver pas moins de six articles traitant du Premier Empire:
- La fonction de grand maréchal du Palais sous le Premier Empire, par Pierre Branda.
- Napoleon and Charlemagne, par Thierry Lentz.
- La politique de la forêt sous le Consulat et l'Empire. L'exemple du département de la Meurthe,
par François Lormant.
- François Gérard (1770-1837) ou l'opportunité d'une belle carrière,
par Élodie Lerner.
- A la découverte des Abencérages de Cherubini (1813),
par Jean Mongrédien.
- The Militarisation of society in Georgian Britain and Napoleonic France,
par Peter Hicks

Vous remarquerez que certains articles sont en anglais...

Cette première édition couvrant les mois de mai et de juin 2008, "la revue appareille pour son premier voyage, souhaitons-lui bon vent".

Par Nicolas - Publié dans : Actualité
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Présentation du blog

Comme le titre de ce blog le laisse supposer, nous traiterons de tout ce qui se rattache à la période napoléonienne. Nous ne nous fixerons aucun interdit quant aux matières abordées : histoire générale, littéraire, sociale, économique, financière, institutionnelle, administrative, militaire, diplomatique, des arts, etc... Car il est bien évident que le contenu de ce blog ne limitera pas ses informations sur le seul régime impérial ou sur la seule personne de Napoléon Bonaparte.

C'est donc avec une grande anxiété mais malgré tout avec beaucoup de joie que je vous laisse juger de ce travail. En espérant qu'il servira "la cause des sciences historiques authentiques, objectives et sérieuses" (O.Sokolov), et qu'il sera parcouru avec intérêt, c'est avec beaucoup de fierté que je le présente aujourd'hui.

Nicolas. L'administrateur du blog.

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